mercredi 9 juin 2010

Sur la route de parapapampam!

C'est en voiture qu'on débug bien des affaires. L'humoriste en général passe beaucoup de temps sur les routes du Québec. Il se rend à ses spectacles et... oui, vous le devinez, il doit en revenir. Dans notre cas, les heures passées en voiture, on les a passées à parler du spectacle. En général, c'est en se rendant au spectacle que Martin me raconte ses nouvelles idées et que je lui donne mes impressions. Déjà, habituellement, on clarifie des trucs et ça se sent le soir même.

Puis, en revenant, on repasse le show en entier. Même si on l'a déjà fait dans la loge juste après la représentation. Et dois-je vous préciser que le lendemain matin aussi, souvent, on le repasse encore. Dans ces instants de discussion, je pose des tas de questions à Martin. Est-ce que tu as besoin dire ceci? Est-ce qu'on pourrait amener cette idée autrement? Tu trouves pas que ce sujet irait ailleurs dans le show? Et ainsi de suite. Parfois, c'est une question vestimentaire: "Martin, tes pantalons ont trois bijoux argentés sur la braguette... l'éclairage poigne là-dedans... ça nous déconcentre... non mais qu'essé ça?!"

Le questionnement provoque la réflexion, la réflexion provoque des solutions. Et je dois vous dire que Martin est vite sur le dégédinage (je ne sais pas si c'est un mot mais je me sens wild ce matin, je le laisse dans mon texte) c'est-à-dire que lorsqu'il y a doute, il y a changement. Soit en enlève, soit on arrange, mais le status quo, pas pour le micro de feu.

Bref, on avance tellement en voiture (wow, vous avez vu ma belle figure de style... on avance au niveau du texte... et géographiquement parlant aussi! Wow. Je suis carrément géniale. Il est où Gilles Proulx pour m'aduler?) que l'automobile devient partie prenante de la création d'un show.


Ce qui m'amène à dire que le jour où le téléportation sera accessible, les shows d'humour seront beaucoup moins bons.

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