dimanche 6 juin 2010

J'ai si peur

Avec une mini tournée de spectacles, qu'on appelle le rodage, durant laquelle Martin présente des versions transformées (et dont je vous parle depuis quelques mois déjà...) (Bon. Si en lisant cette phrase, vous n'avez toujours pas compris de quoi je parle, vous n'êtes pas vites vites... ok?) euh... je disais quoi, moi, déjà?

Voilà. Je disais que voyage dans le Québec oblige, (je disais ça, moi?) (Vous voyez, vous n'êtes pas les seuls à pas être vites vites) parfois, il faut dormir. Parce qu'après un spectacle, on a pas trop envie de prendre la route, on a plus envie d'une pizza dans un resto louche du coin (et ça, c'est de la faute à Martin, moi je suis plus du genre Frosted Flakes).

D'ailleurs, je profite de ce moment où je me trouve entre des paragraphes et des mots pour remercier Martin Petit. Merci de ne pas m'avoir laissée prendre ma voiture en revenant de Côteau-du-lac jeudi dernier, donc d'avoir sauvé ma vie. Merci de me permettre d'être l'assistante et de me laisser me déguiser en Denise Filiatrault pour faire la mise en scène. On dit pas assez merci, n'est-ce pas? Merci, merci, merci.

Paranthèse à part (et Dieu sait qu'ici, il y en a des paranthèses...) nous avons donc gîté hier soir, dans un gîte. Gilles et Gina gisent dans un gîte. (c'est un peu sombre comme virelangue... des gens qui gisent. Mais j'suis de même... une artiste troublée.)

Et là, attention, je vais dire quelque chose de grave. Je n'aime pas les Bed and Breakfast. J'ai si peur. Les B&B se trouvent TOUJOURS dans de vieilles piôles lugubres aux planchers craquants et à la déco troublante. Alors en découvrant ma chambre hier soir, premier offense: une vieille photo d'une madame au visage épeurant et au regard accusateur. J'ai peur.

Deuxième offense: UNE ARAIGNÉE!

J'suis tu à Punta Cana pis je m'en suis pas rendue compte, moi?

Troisième offense: (ok, on est rendu au matin, je skip un bout dans l'histoire car je me trouve présentement dans la salle à manger en attendant que Martin descende et je me dois de vous dire qu'il y a une grosse madame qui a dit environ 34 fois depuis 10 minutes (et avec une puissance dans la voix comparable à Ginette Reno qui parlerait constamment avec un porte-voix): "C'est ben propre madame, bravo pour vous gîte, c'est ben propre. Je vous félicite madame, c'est ben propre." Elle a tellement dit le mot propre fort et souvent que mon café goûte le savon.

Quatrième offense: UNE ARAIGNÉE.

Ah non, c'est vrai, je l'ai déjà dit.

Quatrième offense, donc: des bruits bizarres. Des bruits de pas, lourds, au-dessus de ma tête, à 2 heures du matin. Et vous pouvez être certains que j'ai exclu l'hypothèse qu'il s'agissait de gîteurs qui gîtaient au-dessus de ma chambre. NON! Il y a des ESPRITS dans cette maison! C'est la madame sur la photo, est pas contente. Elle non plus, un bed and breakfast, ça ne fait pas son affaire.

Bref, je me trouve actuellement dans une salle à manger bondée de gens qui affectionnent les bed and breakfast. Des ennemis, donc. Je dois me préparer mentalement. Il y aura guerre. Sang. Des têtes rouleront. Je dois protéger Martin. Nooooooooooooon! Ils arrivent! Avec leurs croissants et leurs cafés chauds, ils vont m'ébouillanter, me frotter des croissants pleins de confiture sur le visage, m'éttouffer de marmelade.... noooonnnn....






(Vous avez bien lu! Le billet du matin fini vraiment comme ça. Moi non plus, j'peux pas croire!)

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