Dans quelques jours, Martin Petit présentera son nouveau one man show lors de la Première à Montréal. La Première, c'est la fin du rodage. C'est le début de la tournée. Le soir-même, lorsque je lui dirai: "Bon show!", je serai comme une mère qui va porter son enfant à la maternelle. Émotive, avec cette impression de n'a pas avoir pu profiter assez des moments passés, de cette enfance déjà envolée...
...
Hahaha! Ben non! Je ne suis pas intense à ce point-là... (oh... si peu!)
En ce moment, ce qui me stresse, c'est plutôt le fait que je n'ai rien à porter pour le soir de la Première et que j'ai une repousse disgracieuse.
Je blague, certes, mais bon, c'est quand la même la fin d'une grosse étape dans ma vie.
Aller à l'École Martin Petit, c'est extrême. C'est s'embarquer à fond avec un maître (ben oui, qu'on se le dise!) dans son domaine, c'est beaucoup d'apprentissage, tant au niveau du monde du spectacle qu'au niveau de la vie, tout simplement.
En moins d'un an, Martin aura écrit plus de 2 heures de matériel. On se souviendra des 126 minutes présentées à Montmagny lors des premiers rodages...! Oh-my-god. (Oui, je me permets de parler en anglais). Je manquais de souffle pour lui!
Puis, un travail effectué principalement par Martin, entouré de Dominic Sillon et de moi-même aura permis de mettre la hache dans des bouts de texte, même dans d'excellents gags... Mais bon, qui coupe, pleure parfois un peu.
Martin aura réfléchi à un décor, l'aura brainstormé avec Dominic et moi, présenté à l'équipe de production. On se sera battu pour nos néons chéris, si amusant à travailler. La conception des éclairages, entamée dès le rodage à Magog en juillet dernier sera ensuite concrétisée à Brossard. L'affiche, rendue possible grâce à la graphiste Marie-Claude Matte, aura eu l'air d'un BBQ sur fond gris durant quelques minutes.
En moins d'un an, j'aurai acheté plus de 10 chemises rouges chez Simons, toutes retournées au comptoir service à la clientèle pour avoir rapetissé après un passage chez le nettoyeur. Deux gourdes serviront de bouteille d'eau, une mitaine de fou n'aura jamais été aussi présente dans un marketing. Martin se sera fait complimenter par Richard Martineau, j'aurai même bouffé un sandwich à ses côtés. J'aurai résisté à plusieurs poutines proposées par Martin, lui aura cédé plus souvent que moi. Il aura tout de même réussi à perdre du poids et à se taper un tour de rein une semaine avant la première.
Et j'en passe.
Assister à la mise en scène, c'est écouter l'humoriste lire ses premiers écrits, commenter, brainstormer, trouver les problèmes, proposer des idées, courir acheter des accessoires, donner son avis, avoir raison, avoir tort, être convaincu, encourager, défendre son point, voir les petits bobos, enculer des mouches (aaaah, vous comprenez de quoi je parle!) (à bien y penser, c'est tout de même un peu dégueu comme expression...) et j'en passe.
Sur ce, wow, c'est la fin.
Je vais évidemment venir commenter la Première et y mettre des photos...
Mais bon, je suis sans mot.
Ouf! :)
lundi 4 octobre 2010
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J'aime bien ton lapsus : "mitaine de fou".
RépondreSupprimer(Mais aujourd'hui à ton propos, j'oserais dire "Mitaine de Ouf !")
Super bon travail Marie, repose-toi jusqu'aux ADD.
- Benmen
Félicitations, Marie!
RépondreSupprimerMais, finalement, qu'est-ce que tu vas porter???
Kim xxxox
J'ai rien à mettre!! Aaaaaah!
RépondreSupprimerj'ai vu l'avant-première hier et je crois qu'il n'a pas touché une seule fois à la gourde rouge :-)
RépondreSupprimerj'ai bcp aimé le spectacle, par ailleurs. C'est vrai qu'il est parfois essouflant, le rythme est assez soutenu,et sa gestuelle est tout aussi drôle que ses gags. La petite vidéo d'introduction par contre, bof, un peu longue.
En tout cas, good job!